Dans Our Uniform, une jeune Iranienne déroule ses souvenirs d’école directement sur les plis de son ancien uniforme. L’idée est simple, très lisible, et l’utilisation du tissu comme support d’animation donne au film une vraie identité.
Maurice’s Bar est basé sur une histoire vraie. Le film se déroule en 1942 dans un train qui ne mène clairement pas vers des vacances. Une ancienne drag-queen se souvient d’une nuit passée dans l’un des premiers bars queer de Paris, tenu par Maurice, propriétaire juif algérien aussi magnétique que mystérieux. Ambiance garantie !
Electra repense à son dixième anniversaire, entre souvenirs, rêves et fantasmes cachés. C’est long pour un court, mélangé entre prises de vues réelles et animation d’objets, et forcément un peu psychanalytique dans les coins. Pas le film le plus reposant de la sélection, mais sans doute pas celui qui avait envie de nous reposer. Le court métrage ne l'est guère plus. Une jeune femme se souvient d’une agression subie en rentrant chez elle, pendant que la vie quotidienne continue comme si de rien n’était. Le sujet est rude, mais Box Cutters évite l’effet démonstratif pour laisser la violence agir en creux.
Dans Regular Rabbit, un lapin parfaitement ordinaire voit sa réputation détruite par une marée de désinformation. L’image montre une chose, le commentaire en raconte une autre, et le spectateur se retrouve au milieu à se demander pourquoi il a encore fait confiance à la voix off. Pauvre lapin !
Nous terminons avec World to Roam. Chaque nuit, un bébé disparaît de son berceau, ne laissant derrière lui qu’un petit creux dans le matelas. Le film joue sur une angoisse très simple : l’enfant finira toujours par échapper à ses parents.