Une grand-mère teint sa robe de mariée en noir pour être enterrée dedans. Rien de mieux pour plomber l'ambiance dans Haljina za finale. On enchaîne avec un spectacle de marionnettes forcément un peu dérangeant avec Salvation Has No Name dans lequel une troupe de clowns raconte l’histoire d’un prêtre et d’une réfugiée rejetée par un village, puis la fiction commence à partir de travers...
Oui, c'est beau mais un peu trop hypnotique pour mon niveau de fatigue, c'est L’Ombre des papillons. Le court suivant est très barré, à la fois documentaire animalier, trip existentiel et métaphore très littérale de l’instinct de reproduction. Dans Wild Summon, le cycle de vie du saumon est animé avec des poissons de forme humaine.
John Musker, vétéran de Disney, s'invite à la sélection avec I’m Hip. Un chat chante et danse pour expliquer au monde à quel point il est branché. Le monde, lui, semble moins convaincu. Très sympathique ! Je passe sur Daug Geresnis car je ne m'en rappelle plus.
On termine cependant en beauté avec Drijf. Deux naufragés dérivent en pleine mer, mais on comprend vite que le vrai naufrage date d’avant le bateau. Le couple s’accroche, se déchire et transforme la survie en thérapie conjugale à ciel ouvert, avec moins de coussins et beaucoup plus d’eau salée. Pas très subtil, mais très efficace.