Passionné à la folie est une comédie musicale, mais je ne le savais heureusement pas avant le début de la séance. On suit Giuseppe, un garçon capable de se jeter corps et âme dans n’importe quelle lubie : apprendre une langue, jouer les détectives, s’entraîner au saut… jusqu’au jour où sa nouvelle grande mission devient de faire sourire Pechka, une vendeuse de ballons.

Le film fonctionne surtout par son énergie communicative. Il déjoue pas mal les codes attendus de l’anime, avec des personnages très expressifs, une ville européenne de carte postale, des seconds rôles hauts en couleur et une animation qui libre, griffonnée, très vivante. On y parle ici d'obsession au sens noble : cette capacité à s'investir pleinement dans quelque chose quitte à paraître dérangé. Derrière la fantaisie, il y a aussi un joli rapport à la mémoire, aux blessures qu’on garde et qu'on peut ou non réparer. Petit bémol tout de même : Pechka reste assez passive pendant une bonne partie du film, souvent davantage objet de la quête de Giuseppe que personnage pleinement actif. Heureusement, la fin lui donne plus de présence et permet de nuancer cette impression.

Au final, Passionné à la folie est un film très sympathique, tendre et exubérant. Loin d'être parfait, mais franchement attachant ! Une sortie au cinéma semble prévue, mais pas de date à ce jour.