Le récit suit Saphir, une jeune princesse marquée par le deuil et par la destruction de son royaume. De fil en aiguille, son ruban lui donne des pouvoirs surnaturels et elle prend les armes pour protéger ses anciens et nouveaux amis.

Le film est découpé en plusieurs actes, exactement comme au théâtre. Le procédé, intéressant sur le papier, sert de prétexte à des coupes narratives assez drastiques. On accepte le passage d’un acte à l’autre, mais pas toujours l’absence de développement entre deux moments clés.

N’ayant pas lu l’œuvre originale de Tezuka, je ne peux pas juger de la fidélité de l’adaptation. Mais à la découverte du film, la lecture m’a paru assez frontale, très premier degré. Là où une adaptation comme Pluto réussissait à transformer l’héritage de Tezuka en matière dramatique dense, politique et émotionnellement complexe, The Ribbon Hero donne davantage l’impression d’une relecture spectaculaire et simplifiée, portée par une héroïne sympathique, mais dénuée d’ambiguïté.

La réalisation est également assez moyenne, sans éclat, sans fulgurance et avec certains éléments 3D peu réussis. Je suis sorti de cette séance plutôt déçu.