J'ai attendu bien au chaud pendant presque une heure pour entrer en séance. Conséquence : la clim et le noir m'ont un peu endormi. Certains courts n'ont sans doute pas eu l'attention qu'ils méritaient !
Please de Anna Mantzaris. Mon préféré de cette sélection. Une série de personnages cherchent désespérément un peu d’amour dans une grande ville, avec un humour à la fois absurde et tendre. Le stop-motion en marionnettes de feutre rend tout ça encore plus physique : les corps ont l’air doux, fragiles, presque câlins, alors que ce qu’ils traversent est souvent maladroit et douloureux.
Blessed de Birute Sodeikaite. Un bison très sûr de lui découvre que devenir père le rend vulnérable, maladroit et plein de doutes. C’est une petite fable sympathique sur la peur de ne pas être à la hauteur, intéressante sans m’avoir totalement emballé. L’animation en marionnettes fonctionne bien avec ce personnage massif soudain dépassé.
Hag de Anna Ginsburg. Un film mordant sur le patriarcat, les relations toxiques, la pression autour de la fertilité et la difficulté de rester soi-même dans un monde qui vous juge sans cesse. Très réussi !
Canción de noche de Karla Castañeda. Un court sombre, traversé par la perte, la peur et le lien entre une mère et son enfant. Le stop-motion donne au film une texture tragique à l'ensemble.
Haru no Umi de Koji Yamamura. Je préfère toujours le Mont Chef ! Ce que je me rappelle de ce court m’a paru très beau dans sa composition, mais j’étais trop fatigué et j’ai dormi pendant une bonne partie du film. Le dessin sur papier accompagne bien le côté musical, épuré et contemplatif.
La Petite Reine blanche de Théo Hanosset et Mathieu Georis. Un film assez sympathique, avec une approche rétro et un goût pour l’absurde. Entre voitures qui flottent et match de balle pelote, il y a un charme décalé, presque faussement documentaire. Le mélange de 2D numérique et de peinture sur verre renforce le côté artisanal.
Motherhood de Anca Damian. Black out sur celui-ci, j'ai dû dormir et j'en suis vraiment navré !